
Formation professionelle 2030
Le monde du travail évolue rapidement – et cela concerne bien sûr aussi la formation initiale dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Aujourd’hui, les jeunes ont d’autres attentes vis-à-vis de leur formation, tandis que les exigences des entreprises changent elles aussi en permanence.
Avec le projet «Formation professionnelle 2030», nous souhaitons donc repenser ensemble la formation initiale et l’adapter aux enjeux de l’avenir. Il s’agit ici des profils professionnels, des attentes et de la question de savoir ce dont le secteur aura réellement besoin à l’avenir. Il était donc d’autant plus important de prendre directement en compte les opinions et les points de vue des acteurs du secteur.
Tu découvriras dans la rubrique « Évolution du projet » comment celui-ci a évolué jusqu’à présent, quelles étapes ont déjà été franchies et ce qui nous attend encore dans les mois à venir.
06.07.2026 : La qualité d’un apprentissage commence par un bon accompagnement.
Les résultats du sondage le montrent : la reconnaissance, les responsabilités et les progrès concrets dans l’apprentissage sont des facteurs déterminants pour la motivation et la satisfaction des personnes en formation.
Du point de vue des personnes en formation interrogées, l’accompagnement par les formatrices et formateurs en entreprise constitue le principal critère de qualité d’un bon apprentissage. C’est ce que révèle le sondage consacré à la satisfaction et à la motivation durant la formation professionnelle initiale.
Un apprentissage de qualité ne dépend pas uniquement des contenus enseignés, mais surtout de la manière dont les personnes en formation sont accompagnées, encouragées et soutenues dans leur développement. La reconnaissance, l’estime, des retours réguliers ainsi que le transfert progressif de responsabilités jouent un rôle particulièrement important. Ces éléments contribuent de manière déterminante à maintenir la motivation des personnes en formation et à leur permettre de vivre leur apprentissage comme une expérience enrichissante et porteuse de sens.
Toutes les catégories de personnes interrogées s’accordent sur un point : des progrès d’apprentissage perceptibles ont une influence majeure sur la motivation et la satisfaction. Les personnes en formation souhaitent constater qu’elles évoluent, qu’elles accomplissent leurs tâches de manière de plus en plus autonome et qu’elles peuvent mettre leurs compétences en pratique dans leur quotidien professionnel.
L’apprentissage par la pratique est perçu comme la méthode la plus efficace. Une très large majorité des personnes interrogées estime qu’un apprentissage proche de la pratique, associé à un accompagnement de qualité, est non seulement le plus bénéfique, mais aussi le plus motivant pour les jeunes.
En ce qui concerne les principaux contenus de formation, les connaissances théoriques liées au métier restent considérées comme très importantes par de nombreuses personnes interrogées. Pour les personnes actuellement en formation, il est toutefois essentiel que ces connaissances puissent être appliquées directement dans la pratique professionnelle au quotidien.
Parallèlement aux compétences techniques, les compétences transversales gagnent en importance. L’ouverture à la nouveauté ainsi que la capacité à faire face aux échecs et au stress sont notamment citées comme des compétences clés pour l’avenir.
En revanche, l’enseignement des compétences numériques en tant que contenu autonome de la formation est évalué de manière plus réservée. Son utilité concrète dans le cadre de l’apprentissage est davantage remise en question.
Le sondage le confirme : la qualité d’un apprentissage se construit là où les personnes en formation bénéficient d’un accompagnement de qualité, peuvent assumer progressivement des responsabilités, appliquent leurs connaissances théoriques dans la pratique et voient leurs progrès au quotidien, avec des retours réguliers sur leur évolution.
La semaine suivante, nous publierons les résultats du sondage concernant les futurs modèles de formation envisageables.
29 juin 2026 : l’école hebdomadaire, modèle scolaire privilégié par les jeunes
Dans le cadre de l’enquête menée dans le cadre du projet, les participants ont été interrogés sur différents modèles scolaires possibles. Tous groupes cibles confondus, on constate une nette préférence en faveur de l’école hebdomadaire.
Les entreprises qui ne forment actuellement aucun apprenti peuvent également envisager, comme alternative, un lycée professionnel fonctionnant selon le modèle par blocs. Les avis divergent en revanche concernant l’année préparatoire organisée en milieu scolaire, dite « année de base ». Alors que les représentants des entreprises et des lycées professionnels considèrent en principe ce modèle comme un complément possible à l’école hebdomadaire, il suscite nettement moins d’adhésion auprès des apprentis actuels et des élèves du secondaire.
À la question « Parmi ces modèles de formation ou d’enseignement, lesquels trouvez-vous bons ? », 50 % des élèves du secondaire évaluent encore l’année de base de manière positive (10 % « tout à fait d’accord », 40 % « plutôt d’accord »). Les apprentis actuels se montrent plus critiques à l’égard de ce modèle : seuls 40 % d’entre eux sont d’accord (10 % « tout à fait d’accord », 30 % « plutôt d’accord »).
L’école hebdomadaire obtient de bien meilleurs résultats. Elle recueille un taux d’approbation global de 80 %, la moitié des personnes interrogées se déclarant clairement en faveur de ce système en répondant « tout à fait d’accord ».
Des informations détaillées sur les thèmes de l’enquête publiés à ce jour sont disponibles dans les rapports d’étape, sous la rubrique « Téléchargements ».
La semaine prochaine, nous publierons d’autres résultats de l’enquête. L’accent sera alors mis sur les commentaires concernant la qualité et le contenu des formations, ainsi que sur les facteurs que les apprenants jugent particulièrement importants pour leur satisfaction et leur motivation.
22 juin 2026 : La planification, c’est l’alpha et l’oméga.
Les résultats de l’enquête dressent un tableau clair pour l’ensemble des groupes cibles : lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui pourrait inciter les apprentis à rester dans le secteur à long terme, la possibilité de planifier ses loisirs arrive en tête.
Il est intéressant de noter que cet aspect n’occupe pas la première place parmi les réponses des élèves du secondaire à la question relative au choix professionnel : « Qu’est-ce qui caractérise un bon apprentissage ? ». Une comparaison avec les réponses données pendant la période d’apprentissage et le maintien dans la branche confirme toutefois l’importance de ce sujet. Le rapport entre temps de travail et temps libre, en particulier, a une incidence notable sur la satisfaction. Les représentants des entreprises formatrices considèrent également cet aspect comme important.
Les résultats indiquent que les priorités peuvent évoluer au cours de la formation. Alors qu’au début, d’autres facteurs occupent le devant de la scène, la question de la conciliation entre vie professionnelle et vie privée prend de l’importance au fil du temps.
Dans ce contexte, des apprentis actuels et anciens ont été interrogés sur les caractéristiques typiques de leur métier d’apprentissage. La conciliation entre vie professionnelle et vie privée est arrivée en dernière position. Dans leurs commentaires, de nombreux apprentis actuels et anciens indiquent que le métier choisi leur plaît globalement. Le métier en lui-même est très intéressant et ils le trouvent varié, créatif et porteur de sens. Cependant, les horaires de travail irréguliers sont le point critiqué le plus souvent cité.
Il semble donc que, lors du choix d’un métier, pendant et après l’apprentissage, le fait que l’on travaille également le soir ou le week-end dans ce secteur ne soit pas le seul élément déterminant. Ce qui importe davantage, c’est la fiabilité de l’organisation. C’est précisément cette prévisibilité qui pourrait devenir un facteur important pour susciter l’intérêt des jeunes pour ce secteur et les y fidéliser à long terme. La semaine prochaine, d’autres résultats de l’enquête sur les possibilités d’aménagement des formations initiales en matière de modèles scolaires seront publiés.
15 juin 2026 : Une bonne ambiance de travail et la reconnaissance sont indispensables
L’une des principales conclusions tirées de l’analyse portant sur la question « Qu’est-ce qui caractérise un bon enseignement, outre les contenus eux-mêmes ? » est que l’utilisation des technologies modernes n’est pas considérée comme particulièrement importante, quel que soit le groupe cible. Ce sont plutôt la reconnaissance et une bonne ambiance de travail qui occupent le devant de la scène.
Alors que les élèves citent la conciliation entre vie professionnelle et loisirs comme un autre point important, cet aspect ne figure pas parmi les trois critères principaux pour les apprentis actuels et anciens du secteur. Pour les personnes interrogées de ces deux groupes cibles, il est nettement plus important que l’apprentissage soit reconnu à l’échelle internationale.
La semaine prochaine, nous comparerons ces conclusions aux résultats concernant la question du maintien dans le secteur.
8 juin 2026 : Des généralistes plutôt que des spécialistes
Le secteur souhaite que les formations initiales restent généralistes à l’avenir. Les spécialisations ne devraient intervenir qu’après l’apprentissage. Ce point de vue est largement partagé par les différents groupes cibles.
Cela corrobore également une autre conclusion de l’analyse. Les jeunes, en particulier, apprécient la polyvalence et la diversité qu’offre le secteur de l’hôtellerie-restauration. Les formations initiales généralistes constituent une base importante à cet égard et ouvrent diverses perspectives d’évolution.
Tout le monde s’accorde également à dire que les formations initiales existantes doivent être développées. En revanche, la création de nouveaux métiers dans le secteur de la restauration est plutôt vue d’un œil critique. Plutôt que de nouvelles spécialisations, de nombreux répondants souhaitent un paysage de formation plus clair, avec moins de métiers, mais qui soient clairement définis.
Au cours du second semestre 2026, nous souhaitons discuter avec les professionnels intéressés de l’impact que ces conclusions pourraient avoir sur les profils professionnels de demain. Tu souhaites partager tes expériences et tes idées ? Alors inscris-toi via le formulaire disponible sous la rubrique « Participe ! » et contribue activement à façonner l’avenir du secteur.
La semaine prochaine, nous nous pencherons sur ce qui fait un bon apprentissage, au-delà du contenu de la formation.
1er juin 2026 : la communication et la collaboration sont plus importantes que la créativité et l’esprit critique
L’analyse des questions relatives aux compétences de demain montre clairement la voie à suivre : à l’avenir, la créativité et l’esprit critique ne suffiront plus à elles seules. La communication et la collaboration, c’est-à-dire la capacité à échanger, à élaborer des solutions ensemble et à travailler efficacement en équipe, ne cessent de gagner en importance.
La flexibilité, l’ouverture d’esprit face aux nouvelles évolutions ainsi que la capacité à gérer avec assurance des situations exigeantes et stressantes revêtent également une grande importance. Les personnes interrogées sont unanimes : ces compétences auront une influence déterminante sur les profils professionnels de demain.
À quoi ressembleront les métiers de demain ? C’est la question que nous aborderons la semaine prochaine.
26 mai 2026 : Le sondage est terminé
Les premières analyses montrent que le secteur de l’hôtellerie et de la restauration offre aux jeunes de nombreuses perspectives intéressantes au début de leur apprentissage. Les nombreuses possibilités d’acquérir une expérience à l’étranger, ainsi que le fort esprit d’équipe et la collaboration avec les autres, sont particulièrement appréciés.
Nous sommes actuellement en train d’analyser les réponses concernant les métiers de demain. Nous ne manquerons pas de vous communiquer les résultats.
Merci ! Il ne te reste plus que quelques informations à fournir pour contribuer à façonner les métiers de demain.